
On le sait, ce gouvernement n'est pas très doué pour la communication (c'est le moins que l'on puisse dire). Les retours sur les déclarations se multiplient. Chaque nouvelle déclaration plus ou moins fracassante est suivie d'un "je n'ai pas dit ça" ou "je n'ai pas voulu dire ça, mais vous, les médias, ne comprenez que ce qui vous arrange" (qu'ils sont bêtes ces journalistes).
Mais lui, Bernard Laporte, a trouvé une nouvelle technique pour revenir sur ses déclarations: le "mais non j'rigole", classique dans les cours de récréation:
tout d'abord, il déclare:
-"Je voudrais que tout le monde boycotte la cérémonie d'ouverture" (des JO)
Bon, c'est son choix de dire ça, à lui de l'assumer ensuite. Mais ensuite, il est revenu sur ses déclarations en disant qu'il avait dit "une boutade"! Monsieur le secrétaire d'état fait des boutades maintenant, c'est spirituel! Peut-être que dans quelques temps, on verra le premier ministre nous annoncer "mais non, les suppressions de postes dans l'éducation nationale, c'est une boutade!".
Bernard Laporte a même ajouté:
"il faut laisser, comme l'a dit le président Nicolas Sarkozy le 25 mars à Tarbes, toutes les options ouvertes et graduer la réponse à Pékin en fonction de l'évolution de la situation"
Voilà! Là, ça devait être après s'être fait taper sur les doigts soit par N. Sarkozy, soit par un de ses conseillers (éventuellement, peut-être aussi R. Bachelot, elle n'aime pas trop les "boutades").
Enfin, les journées se suivent et se ressemblent: en début ou milieu de journée, on observe des dépêches AFP rapportant des paroles d'un membre du gouvernement, et le soir, une autre dépêche pour dire qu'il revient sur ce qu'il a dit (ou qu'il ne l'a pas dit).